Tuesday, May 3, 2016


Le Corps de la Madone et le Lait

La nourriture est, elle-même, une subsistance de la vie qui soutient le corps et le permis de fonctionner. Cependant, les interactions avec nourriture ont des répercussions particuliers sur la présence du corps. Je veux examiner comment la nourriture affecte la perception du corps d’une jeune fille appauvrie, Mouchette, dans le film du même nom réalisé par Robert Bresson. La scène profonde que je veux analyser commence quand Mouchette vient d’arriver chez elle où elle trouve sa mère (qui est proche de sa mort) dans son lit. La mère demande à Mouchette de réchauffer le lait pour le bébé. Mouchette (qui a eu une nuit horrible, une nuit où elle a survécu la violence sexuelle et elle a été témoin d’une tentative de meurtre) consentie sans paroles. Elle essaye d’allumer la cuisinière ; cependant, elle manque des allumettes. Alors, elle cache le biberon sous sa chemise pour le chauffer. Elle expose son sein pour apaiser le bébé et il tète le biberon contentement. Quand l’enfant commence de téter, Mouchette lâche des larmes.



La scène est cadrée avec les plans fixes sur le corps de Mouchette ; la longueur du plan rend le spectateur mal à l’aise avec une tension inexprimable. L’éclairage est sombre et il est difficile de voir ce qui se passe. Le manque de lumière donne une atmosphère désolée à la scène. Les raccords sonores sont notamment vides sauf pour les cris du bébé. Dans le commencement de la scène l’échec de Mouchette d’allumer la cuisinière la rend comme un substitut incapable pour sa mère. Il faut qu’elle remplace sa mère comme chef (femelle) de la famille ; cependant elle n’est pas capable si elle ne peut pas au moins téter sa petite sœur. Ses interactions avec la nourriture exposent sa faiblesse et ses essais de remplacer sa mère malade.



Par contre, dans la partie da la scène où Mouchette tète le bébé, elle est cadrée en demi-profil et elle est couverte partiellement par l’ombre. Elle apparaît dans cette scène comme la madone : elle tète son bébé scrupuleusement, et elle apparaît pour la première fois comme une belle mère de puissance et pas comme une fille faible. Elle lâche des larmes quand elle sent son pouvoir. Le fait qu’elle donne le lait à l’enfant est symbolique – le lait est la première forme de nourriture qu’on donne à un enfant et il forme une connexion corporelle entre la mère et le bébé. Dans ce moment, Mouchette devient vraiment sa mère. Malgré le fait que le lait vient d’un biberon et pas de son sein, Mouchette l’a chauffé avec la chaleur de son corps et la connexion corporelle est rendue forte.



La nourriture interagit avec le corps dans les manières interéssantes – elle expose la faiblesse de Mouchette et son incapacité de fonctionner comme un chef de famille, mais elle expose aussi son vrai pouvoir et sa capacité de donner la vie à l’enfant. Elle permit Mouchette de remplacer sa mère, mais sans avoir faire un sacrifice d’obtenir son statut – il faut qu’elle utilise son propre corps froid pour chauffer le lait de l’enfant. Alors, les interactions avec le lait – la nourriture – affectent non plus la présence de Mouchette dans sa famille, mais aussi sa connaissance d’elle même.
Une Préparation Familiale

Il est très souvent rare de trouver des scènes de la préparation de la nourriture dans le cinéma, les spectateurs voient fréquemment les personnages qui mangent de la nourriture, mais ils ne savent jamais d’où la cuisine est venue et qui l’a préparée. J’ai choisi d’analyser le film, La Graine et le Mulet (qui est réalisé par Abdellatif Kechiche), parce qu’il examine l’importance de la cuisine dans une famille des immigrants tunisiens. Beaucoup d’importance est mise sur la préparation du couscous et comment ce processus a unifié la famille et a montré leur épreuve comme les immigrants en France.


Dans le film, il faut que la famille de Slimane (le personnage principe) prépare un repas pour cent personnes. Le réalisateur alloue plus de dix minutes du film à la préparation de ce repas. La scène commence avec un gros plan obscur de l’eau brillante ; seulement un fragment du visage du cuisinier (l’ex-femme de Slimane) est présent. 



L’éclairage de la scène est naturel et donne une atmosphère détendue. Le cadrage du film alterne entre les plans de séquence, les plans travelling, et les gros plans sur le corps travaillant. Le mouvement constant de la caméra faire sentir les spectateurs qu’ils sont présents dans la scène. L’usage de champ-contrechamp montre comment les trois femmes qui sont d’habitude distante (l’ex-femme de Slimane et ses belles-filles) travaillent ensemble pour faire possibles ce grand repas. La préparation de ce repas unifie la famille, et elle une forme une sorte de communion – les femmes parlent beaucoup de leur religion et elle dispute la présence de l’ain (une force mauvaise et super-naturelle).



Les gros plans sur l’enlèvement des os des poissons sont dégoûtants avec tout le sang ; cependant, ils montrent la réalité de la vie pour les immigrants – elle n’est pas toujours belle. 


En plus, les spectateurs ne voient presque jamais le corps entier des cuisiniers dans la scène, seulement des fragments du corps. Tout le focus de la caméra est sur le travail : les mains qui préparent le mulet et qui bouillent l’eau pour le couscous. Chaque ride dans les visages des ouvrières est bien détaillée et l’on a l’impression qu’elles ont travaillé très fort et qu’elles sont épuisées par leurs vies difficiles.




La nourriture nous permit comme des spectateurs de voir comment la préparation d’un repas a unifié et en même temps fatigué une famille. On peut voir comment la vie difficile a affecté leur corps, particulièrement le corps de l’ancienne femme de Slimane. Cependant, elles continuent de travailler très fort pour s’assurer le succès de leur famille.

Monday, May 2, 2016

De l'Identité et du Spaghetti


Pour mon premier posting j’ai choisi le film Une Nouvelle Amie qui est réalisé par François Ozon. Je pense qu’il est tellement intéressant d’analyser le cadrage de la scène où le personnage principe, Claire, mange des pâtes avec son amie transsexuelle, Virginia, parce que la nourriture qu'elles mangent (les pâtes) réfléchit bien les épreuves d'identité que Virginia combatte. La scène commence avec un plan travelling bas est se focalise sur la table où Claire et Virginia mange des pâtes avec un plan fixe. L’éclairage est faible, créé seulement par un feu (en arrière plan) et un lustre. 



Ce manque de lumière brillante donne un sens d’intimité de la scène, les personnages ont échappé la vue de tous, et ils ont une espace où ils ne doivent pas prétendre d’être normal. Comme Virginia proclame dans cette scène : « Je me sente bien ici. J’ai toujours rêvé de m’installer près de la nature. Il y aurait être plus calme, moins stressant. Il faut que je parte ailleurs. L’homme ne me connaît pas ; où je peux commencer une nouvelle vie. » (58 : 00 – 58 : 30). Cet éclairage établit une atmosphère intime pour une discussion profonde sur les limites du genre et le désir de Virginia d’échapper le corps masculin. Le reste de la scène est cadré avec les plans fixes qui alternent entre Claire et Virginia. Il y a un feu qui brule en arrière-plan quand Claire est cadrée qui met l’accent sur son corps féminin : il rend son corps plus mou et accentué son corps pulpeux. 


Par contre, il y a une fenêtre qui ouvre à un jardin sombre en arrière-plan de Virginia. La lumière bleue rend son corps sévère et plus masculin. 


Alors, le cadrage de la scène souligne les différences du corps inévitable entre Claire et Virginia et le désir futile de Virginia d’être une vraie femme.

La nourriture est intégrale dans cette scène. Elle est la raison que les femmes dinent ensemble, et elle forme une sorte de commentaire sur le corps de Virginia. 


Il est peut-être ironique et intéressant de noter que les deux femmes mangent des pâtes sur les plats beaux et avec les couverts en argent. Elles ont essayé très fort de créer une atmosphère raffinée avec le feu, le lustre, les couverts chers ; cependant, elles mangent seulement des pâtes sans sauce – un plat qui n’est pas cher et qui n’est pas élégant. La présence du décor formel ne déguise pas le fait qu’elles mangent un repas quotidien. Même que les accessoires du diner sont beaux et chères, elles ne peuvent pas cacher le fait que le plat principal est terne. Dans le même sens, tout le maquillage et toutes les jolies robes et les accessoires féminins ne peuvent pas déguiser le fait que Virginia a le corps d’un homme et qu’elle ne peut pas échapper les limites de son corps original. Elle a changé tous les aspects qu’elle peut changer dans son apparence, mais, physiquement, elle reste un homme. Comme les pâtes qui restent quotidiennes parmi tous les jolis couverts, Virginia retient son sexe masculin parmi son maquillage et ses robes élégantes.