Le Corps Racial et le Riz
Dans le film, Chocolat, réalisé par Claire Denis, la
nourriture forge une relation très forte avec la culture. Le film, qui explore la
vie d’une famille des colonisateurs dans le Cameroun pendant les années 50s
expose les relations tendues et complexes entre le corps, la culture, et l’identité.
Dans le film, la culture africaine et le corps noir sont souvent opposés à la
culture française et le corps blanc, et l’on peut voir cette opposition dans
les scènes avec la nourriture. La famille blanche mange toujours la nourriture française
ou anglaise dans la maison ; par contre, les domestiques mangent le riz et
les autres plats africains au dehors de la maison sur une couverture. Il n’y
avait pas de problèmes avec cet agencement depuis l’arrivée de Luc. Luc, un
jeune prêtre blanc, insiste de manger avec les domestiques malgré les offres de
la famille de manger avec eux. Luc essaie de s’associer avec les domestiques ;
cependant, ils ne l’acceptent pas et il crée seulement une tension augmentée
entre les deux groupes.
Une scène
centrale qui explore comment la nourriture expose les tensions raciales
commence quand Protée, le domestique principal de la famille, et Aimée, la
femme de la famille, arrivent de trouver que Luc mange avec lui et les autres
domestiques. Au début, la scène est cadrée dans le point de vue d’Aimée qui
reste à la maison et regarde le repas.
L’éclairage est sombre et établit une atmosphère
tendue. La caméra suit l’œil d’Aimée quand elle regarde Protée qui arrive au
repas. Ensuite, le cadre change et il y a un plan fixe sur Luc qui mange avec
les autres trois domestiques.
Luc fait des blagues, mais personne ne répond.
Les domestiques et Protée aussi ne donnent jamais un coup d’œil à Luc. La
tension entre Aimée qui reste en véranda, Luc, et Protée est presque tangible. Le
dialogue injurieux de Luc contre Protée et Aimée augmente la tension culturelle
qui est déjà présente.
Dans cette scène,
le corps blanc est associé avec la culture française, la culture qui mange à la
table dedans la maison. Il est contrasté avec le corps noir, le corps qui mange
le riz au-dehors, et qui maintient une culture tellement africaine. Les deux
groupes sont muets quand Luc commence de parler, de les insulter. Luc est le
lien entre les deux, mais aussi il est leur premier créateur de la tension. Il
casse les règles de classe, race, et identité dans une manière qui rend les
autres mal à l’aise. Il mange la nourriture africaine, mais il parle à Protée
comme un maître blanc. Luc rejette son héritage en faveur des coutumes camerounaises ;
cependant, il garde son autorité blanche.
La nourriture permit
Luc à créer sa propre identité qui n’est pas liée à la race et cette création
force les autres de contempler leurs propres identités et le schisme entre les
deux.





Les limites culturelles imposées sur la nourriture sont quelquefois bizarre. Les separations entre les domestiques et la famille sont partout-- le travail, la culture, et même la nourriture qui est bien sûr une partie de la culture. Que Luc peut créer son propre identité en prenant les aspects qui appartiennent à chaque culture, il faut remarquer que l'identité soit intégrant à quelque chose aussi simple que la nourriture.
ReplyDeleteJ’aime bien ton analyse. C’est très intéressant.
ReplyDeletePeut-être on peut y ajouter que le contraste entre ce que les blancs et les noirs mangent est aussi lié aux moyens économiques de chaque groupe. Probablement, les domestiques n’ont pas les moyens économiques pour manger autre que le riz.