Saturday, May 14, 2016

Pourquoi la Nourriture? Une Réflexion Finale

Pour mon posting final, je veux, avant tout, vous remercier pour prendre le temps d’explorer mon petit projet sur la relation triangulaire entre la nourriture, le corps, et le film français, j’espère que vous l’a trouvé intéressant et peut-être amusant ! Je veux, aussi, expliquer pourquoi que j’ai choisi la nourriture comme sujet et donner mes réflexions générales sur ce que j’ai appris en train d’écrire ce blog !

Quand j’étais en train de développer une idée pour mon projet final sur le cinéma français, je pensais souvent à la nourriture. Comme une chef amatrice, je passe beaucoup de temps dans la cuisine, et la nourriture et ma forme d’art préférée. Quand je regarderais les films pour le cours, j’étais souvent distraite par la nourriture que les personnages mangent et j’ai manqué tous les autres techniques cinématographes ! Alors, j’ai voulu combiner la nourriture et le cinéma dans un sens créatif mais je me suis rendue compte qu’il serait impossible de créer une sorte de nourriture qui représente le cinéma. Alors, voilà ! j’ai décidé d’écrire un blog qui examine cette relation fascinante et qui est accessible dans une plateforme facile pour les autres passionnés de la nourriture et du cinéma à explorer et à contribuer à cette discussion !

L’action de manger est quelque chose qui est très banale et essentielle pour la vie, alors elle est quelque chose sur laquelle nous ne réfléchissons pas beaucoup. Ce projet m’a forcé de regarder la nourriture dans un grand détail et me rend compte de la fortitude de la relation entre le corps et la nourriture. La nourriture soutient le corps, mais elle aussi le définit. Ce qu’on mange, la manière avec laquelle on mange, et avec qui on mange réfléchissent nos identités corporelles : le genre, le statut social, la race, la religion, parmi les autres caractéristiques d’identité. La nourriture est une clé pour comprendre comment le corps interagit avec la société et les autres, et j’asserte qu’il est impossible de séparer la représentation du corps et la nourriture – l’un définit et réfléchit l’autre. Comment est-ce qu’on peut comprendre le caractère d’un autre – d’un personnage dans un film – sans voir qu’il mange pour soutenir son corps ?


Alors la nourriture, malgré le fait qu’elle est quelque chose quotidienne et banale, est inséparable avec la vie, le corps, et elle est un angle diffèrent avec lequel on peut examiner le cinéma et la représentation du corps pour mieux comprendre comment les personnages interagissent avec leurs sociétés et les autres.

Friday, May 13, 2016

La Nourriture et le Thème de la Communion

Quand j’étais au lycée, j’ai suivi un cours sur la littérature anglaise, et dans ce cours, il fallait que nous lisions un livre sur les thèmes, motifs, et symboles populaires dans les romans classiques. Chaque chapitre a eu un titre amusant et une petite description du motif littéraire. J’ai déjà oublié la majorité de que j’ai appris dans ce cours, mais j’ai gardé les noms de quelques de ces titres astucieux, particulièrement le chapitre sur la nourriture qui s’appelait « Nice to Eat with You : Acts of Communion ». Au début, j’ai trouvé que la relation entre la religion et la nourriture était bizarre et n’était pas nécessairement logique, et peut-être ça c’est pourquoi que je me souviens bien le titre ; cependant, chaque fois que je rencontre une scène avec la nourriture, je pense à l’idée de la communion. Le film, comme une forme d’art visuelle, suivit les mêmes techniques, motifs, et symboles que la littérature, mais les exprime différemment. J’ai choisi le film Swimming Pool, réalisé par François Ozon, comme un exemple fort de comment la nourriture fonctionne comme une forme de communion dans le sens littéral et religieux.




Swimming Pool, un film à suspense réalisé en 2003, se concentre sur la relation entre une écrivaine frustrée d’âge mûr et sa jeune enjouée colocataire. Ses relations sont troublées au début, elles ne comprennent pas l’un et l’autre, et ce désaccord est manifesté dans les scènes de manger. Chaque femme mange toute seule : l’écrivaine consomme le yaourt sucré, et la jeune un repas indulgent de foie gras et vin blanc. Leurs repas réfléchissent bien leurs caractères : la vieille est simple, logique et froide comme le yaourt ! Par contre, la jeune est hédoniste, indulgente, et pleine de vie. Leur incapacité de partager un repas montre une forme d’incompréhension le plus basse entre les deux.




À la fin du film, après qu’elles sont devenues plus proches, les femmes (finalement) partagent un repas ensemble. La scène où elles boivent du café – qui est aussi symbolique dans le sens qu’il représente l’amitié et les sentiments de l’aise – est une forme de communion littérale et religieuse entre les deux. 


La conversation intime qui se développe pendant le repas et l’acte de partager la subsistance de la vie signifie une communion entre les deux personnages. Elle est représentative de la paix qui a développé entre les femmes et une relation presque maternelle. Dans un sens religieux, les deux se sont réconcilié leurs différences religieuses : la jeune, qui porte souvent une croix en or, et la vieille, qui a enlevé toutes les croix dans la maison, s’asseyent à la table (qui est peut-être représentative d’un autel) et boivent du café (qui évoque le vin de la communion) ensemble. La scène, qui n’est pas ouvertement religieuse, mais continue les nuances religieuses présentes dans le reste du film, fonctionne comme un purgeant des péchés que les femmes ont commis et signifie la formation d’une entente entre les deux.



Wednesday, May 4, 2016

Le Corps Racial et le Riz

Dans le film, Chocolat, réalisé par Claire Denis, la nourriture forge une relation très forte avec la culture. Le film, qui explore la vie d’une famille des colonisateurs dans le Cameroun pendant les années 50s expose les relations tendues et complexes entre le corps, la culture, et l’identité. Dans le film, la culture africaine et le corps noir sont souvent opposés à la culture française et le corps blanc, et l’on peut voir cette opposition dans les scènes avec la nourriture. La famille blanche mange toujours la nourriture française ou anglaise dans la maison ; par contre, les domestiques mangent le riz et les autres plats africains au dehors de la maison sur une couverture. Il n’y avait pas de problèmes avec cet agencement depuis l’arrivée de Luc. Luc, un jeune prêtre blanc, insiste de manger avec les domestiques malgré les offres de la famille de manger avec eux. Luc essaie de s’associer avec les domestiques ; cependant, ils ne l’acceptent pas et il crée seulement une tension augmentée entre les deux groupes.


Une scène centrale qui explore comment la nourriture expose les tensions raciales commence quand Protée, le domestique principal de la famille, et Aimée, la femme de la famille, arrivent de trouver que Luc mange avec lui et les autres domestiques. Au début, la scène est cadrée dans le point de vue d’Aimée qui reste à la maison et regarde le repas. 


L’éclairage est sombre et établit une atmosphère tendue. La caméra suit l’œil d’Aimée quand elle regarde Protée qui arrive au repas. Ensuite, le cadre change et il y a un plan fixe sur Luc qui mange avec les autres trois domestiques. 


Luc fait des blagues, mais personne ne répond. Les domestiques et Protée aussi ne donnent jamais un coup d’œil à Luc. La tension entre Aimée qui reste en véranda, Luc, et Protée est presque tangible. Le dialogue injurieux de Luc contre Protée et Aimée augmente la tension culturelle qui est déjà présente.


Dans cette scène, le corps blanc est associé avec la culture française, la culture qui mange à la table dedans la maison. Il est contrasté avec le corps noir, le corps qui mange le riz au-dehors, et qui maintient une culture tellement africaine. Les deux groupes sont muets quand Luc commence de parler, de les insulter. Luc est le lien entre les deux, mais aussi il est leur premier créateur de la tension. Il casse les règles de classe, race, et identité dans une manière qui rend les autres mal à l’aise. Il mange la nourriture africaine, mais il parle à Protée comme un maître blanc. Luc rejette son héritage en faveur des coutumes camerounaises ; cependant, il garde son autorité blanche.



La nourriture permit Luc à créer sa propre identité qui n’est pas liée à la race et cette création force les autres de contempler leurs propres identités et le schisme entre les deux.